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Christian Rohlfs

Gelbe Canna auf weissem Grund (Yellow Canna on white)

Ref. QK714

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Selling price 115000

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Year 1932

Category Painting on paper

Technic Aquarelle et crayon

Height x Width (cm) 66,5 x 48

Signature Monogrammed

Geographical zone Europa

Certificate VOGT, Paul (Pr Dr), Essen (Allemagne), en date du 23 novembre 2004.

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Né en 1849 au sein d’une famille de paysans du Schleswig-Holstein (Allemagne du Nord), Christian Rohlfs devient artiste par hasard : en 1864, immobilisé pour un accident grave à la jambe, il reçoit du matériel à dessin de son médecin, qui reconnaît bientôt ses dispositions artistiques et le pousse à se former. Le jeune homme finit en 1870 par fréquenter l’école des beaux-arts de Weimar auprès d’un peintre d’histoire et de portraits. Mais l’état de sa jambe s’aggrave au point qu’il doit subir une amputation et attendre 1874 pour reprendre ses études, sous la direction notamment du réaliste Alexandre Struys., tandis qu’il découvre à cette époque l’École de Barbizon lors de voyages à Paris.

Rentré à Weimar, Rohlfs se met à pratiquer un art oscillant entre peinture d’histoire et sujets de la vie réelle, entre style académique et facture naturaliste.

 

Dans ses paysages, la place accordée à la lumière et les contrastes de valeurs montrent qu’il s’inspire de la peinture de plein-air admirée en France mais il adopte d’emblée une touche plus libre qui semble lui tracer la voie de l’impressionnisme.

Par la suite, il continue d’explorer le genre du paysage, n’hésitant pas à lui donner les grands formats jusqu’alors dévolus à la peinture d’histoire.

Féru des atmosphères crépusculaires ou nocturnes, il ne renonce pas aux tons sombres mais développe à partir de 1885 une facture pleine d’audace : taches empâtées et coups de brosse créent des valeurs de clair-obscur qui déterminent la forme. Rohlfs a ainsi créé un style moderne de paysage parallèlement au courant impressionniste.

 

Au tournant du siècle, les paysages de Christian Rohlfs étonnent à nouveau, avec l’apparition des couleurs claires et des ombres colorées chères aux Impressionnistes mais aussi, dès 1899, d’un dessin tourmenté et de touches dynamiques dans le sillage de Van Gogh.

 

Rohlfs n’a pourtant pas encore découvert la collection avant-gardiste de Karl Ernst Osthaus qui fondera en 1902 à Hagen le Musée Folkwang ; dès 1901, le mécène invitera l’artiste à y occuper un atelier et diriger une école de peinture, ce projet devant ne jamais aboutir.

Là-bas, il y côtoie toutes les modernités, à travers les expositions aussi bien que les rencontres. On le voit par exemple tester un divisionnisme à larges touches de couleurs pures, puis une quasi-abstraction aux couleurs vives.

 

Mais l’influence la plus déterminante viendra des expositions Die Brücke (organisées au musée) aux origines de l’Expressionnisme allemand et de ses représentants, tels Edvard Munch qu’il fréquente en 1904 et Emil Nolde en 1905.

Ainsi vers 1910, à plus de soixante ans, Christian Rohlfs, qui plus tôt avait été marqué par l’expressivité de Van Gogh, rejoint la jeune génération en pleine révolution pour créer un art expressionniste d’une puissante originalité : outre la variété des sujets -artistes du spectacle, natures mortes, paysages mais aussi épisodes bibliques, figures religieuses, voire quelques abstractions-, dont le dessin peut être simplifié et cerné ou au contraire disparaître sous la touche, il donne à certaines scènes ou paysages une forte charge symboliste, porteuse de spiritualité.   

 

Honoré par son entrée à l’Académie des Beaux-Arts de Berlin et la création du Christian Rohlfs Museum à Hagen en 1929, le peintre âgé n’en sera pas moins maltraité par les Nazis : taxé d’« artiste dégénéré » en 1937, il est déchu de ses titres, subit l’éradication de ses œuvres des musées allemands et meurt l’année suivante à Hagen, là où il s’était mué en une figure majeure de l’Expressionnisme allemand.

(Martine Heudron)

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“Christian Rohlfs : Magie der Farben”, Schloß Opherdicke, Holzwickede (Allemagne), 2012 ; “Christian Rohlfs : Magie der Farben”, Ernst Barlach Haus, Wedel (Allemagne), 2013. read more >>

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Private collection, Switzerland. read more >>

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