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Albert-André/le-bouquet-de-fleurs

Albert André

Le Bouquet de fleurs

Ref. GT722

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Selling price 20000

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Year 1894

Category Painting on paper

Technic Huile sur papier contrecollée sur toile.

Height x Width (cm) 57 x 40

Signature Signed lower right

Geographical zone Europa

Certificate DURAND-RUEL, Flavie, daté du 8 août 2018 / Archives Durand-Ruel N° 23266.

Signature : " Alb. André". This work will be included in the forthcoming catalogue raisonné currently prepared by Flavie Durand-Ruel, Béatrice Roche and Alain Girard. read more >>

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En 1869, naît à Lyon Albert André, dernier d’une fratrie de sept. Son père, dirigeant d’une fabrique de chapeaux de soie, achètera plus tard vignes et ferme à Laudun (Gard), lieu d’origine de la famille, avant de faire construire une maison où les enfants passeront toutes leurs vacances.

Attiré très tôt par les arts, le jeune homme monte à Paris pour suivre en 1889 les cours de l’Académie Julian où il rencontre le groupe récemment constitué des Nabis, séduits par le « talisman » de Sérusier, peint à Pont-Aven sous la dictée de Gauguin. De sorte qu’Albert André, d’emblée féru de couleurs vives, s’inspire de leur esthétique dans sa peinture : typique de ce premier style est la Femme en bleu, exposée en 1894 au Salon des Indépendants et remarquée par un Renoir enthousiaste. C’est le début d’une grande et précieuse amitié qui durera jusqu’à la mort de l’aîné en 1919. Outre le nombre de portraits qu’Albert André a pu faire de lui, Renoir va orienter la carrière de son jeune ami, en commençant par le faire connaître à son marchand Paul Durand-Ruel qui l’expose bientôt aux États-Unis. Le peintre y vend beaucoup et acquiert rapidement une notoriété internationale.

Si sa peinture continue de montrer une tendance synthétiste plus ou moins marquée dans le dessin des formes (ex. : Crépuscule à Laudun, 1902 ; Un Pont à Lyon, 1916) et un goût pour la vivacité des couleurs, il ne peut renoncer au rendu de la perspective ou du modelé ni au jeu des valeurs et adopte bientôt une touche vibrante, avatar de l’Impressionnisme : style déjà accompli dans La Couturière au mannequin de 1896 où air et lumière enveloppent les formes. Dans cette évolution, Albert André rejoint d’anciens Nabis comme Bonnard ou Vuillard, qui se tiennent comme lui à l’écart des grandes révolutions esthétiques.

Bien qu’il ne peigne pas sur le motif -il prend des notes et fait des dessins, qu’il exploite ensuite en s’appuyant sur ce qu’il a retenu de sa fréquentation des musées- il semble saisir sur le vif ses sujets, dans une vision toujours sereine et confiante de la vie.

L’artiste montre une prédilection pour les portraits et les scènes d’intérieur, prenant pour modèles des figures du milieu littéraire et artistique de son temps, tel son ami Renoir vieillissant, et ses proches -comme son épouse Maleck ou sa fille adoptive Jacqueline Brétégnier- qu’il aime surprendre dans l’intimité de leurs occupations quotidiennes, notamment la lecture, la couture et la musique. Mais il peint aussi des nus féminins, qu’ils soient couchés (comme son ami Albert Marquet) ou occupés à leur toilette (comme Bonnard), des natures mortes de fruits et de fleurs, ainsi que des paysages, ses vues urbaines rappelant parfois dans le sujet et la composition Marquet (La Saône à Lyon, 1916 ; Le Quai de Grenelle, 1920) ou Pissarro (Place Pigalle, pluie, 1922). Quant à ses sujets bucoliques, ils lui sont inspirés par la région de Laudun, où il revient chaque année pour de très longs séjours.

De fait, encouragé par Renoir, Albert André devient en 1917 conservateur du musée de Bagnols-sur-Cèze, petite ville voisine, jusqu’à sa mort en 1954. Dès lors, il s’emploie à réorganiser et enrichir ses collections. Il dégage une salle pour y accrocher deux toiles de Matisse envoyées par l’État et mises au rebut par Léon Alègre, fondateur et premier conservateur : ainsi naît le premier musée d’art contemporain de province.

Puis un incendie causé par les pompiers le jour de la sainte Barbe en 1923 (c’est un comble !) vide les cimaises de nombreuses œuvres réunies par Alègre. Les amis d’Albert André ne tardent pas à se mobiliser et bientôt les dons affluent de toutes parts : peintres -parmi lesquels Monet, Signac, Marquet, Bonnard, Maurice Denis, Georges d’Espagnat, Jean Puy-, marchands -tels Vollard et Durand-Ruel- et critiques d’art comme Élie Faure vont pourvoir ce « musée de l’amitié » d’une remarquable collection de peintures postimpressionnistes. Elle sera encore enrichie en 1971 par la donation du critique d’art et collectionneur George Besson, dont la seconde épouse, qui n’est autre que la fille adoptive de l’artiste, succèdera à son père à la tête du musée de peinture, rebaptisé en 1990 musée Albert André.

(Martine Heudron)

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