look

Zoom on the picture

Robert-Combas/zob-la-mouche-et-kaled-galiari-(la-musique-adoucit-les-m-urs)

Robert Combas

Zob la Mouche et Kaled Galiari (La musique adoucit les mœurs)

Ref. NB851

Add this work to my favorites

create an alert for Robert Combas

Selling price 55000

OU



I make an offer

How negotiations works Shipping arrangements


You wish to know more about this work.
Ask the seller a question.

Year 1995

Category Painting

Technic Acrylic on canvas

Height x Width (cm) 170 x 220

Signature Signed and dated

Geographical zone Europa

Certificate COMBAS, Robert, n° 2250 dans les Archives de l'artiste.

Tableau sous plexiglas ; cadre noir. Commentaire de l'artiste à propos de l'œuvre (certificat) : " Les Égyptiens joueurs de flûtes mélangeurs de musiques turlutes de toute l'Afrique et du Moyen-Orient. La musique de ces enchanteurs vous frappe en pleine tête et en plein coeur et Sarah bande dans ma tête. Telles des Algues balancées par le reflux de la mer Égée, comme les vagues dirigées, comme des Derviches en train de danser ferment les yeux, savourent doucement et même des fois rapidement les mélodies abstraites qui traitent ta tête d'une façon plus que bien faite, et même quelques fois parfaite." read more >>

<< close

Né en 1957, Robert Combas grandit à Sète dans un milieu modeste et arrête l’école à 17 ans pour étudier à l’École des Beaux-Arts de Sète puis de Montpellier de 1975 à 1979. Dès cette époque, il cherche une esthétique nouvelle, qui va à l’encontre de l’Art conceptuel alors dominant chez les artistes français : il veut réinventer la figuration, le traitement de la couleur et de l’espace.
Pour ce faire, il n’hésite pas à prendre pour point de départ les grands poncifs artistiques du passé tels que les Batailles mais s’attache aussi aux icônes de la culture populaire comme Mickey Mouse. Il invente ensuite ce qu’il nomme le Pop Art arabe, peinture inspirée des images publicitaires des pays maghrébins qu’il agrémente d’une pseudo-écriture arabe.

En 1979, il crée à Sète avec Hervé Di Rosa et Ketty (Catherine Brindel) la revue Bato : elle marque la naissance d’un mouvement artistique qui regroupera aussi Rémi Blanchard et François Boisrond : La Figuration Libre, baptisée ainsi par l’artiste Ben en 1981, aura pour chef de file incontesté Robert Combas dans les années 1980. Significative est la formation simultanée d’un groupe de rock, Les Démodés, avec Ketty et le frère d’Hervé Di Rosa. Car passionné par cette musique, Combas établit d’emblée une correspondance fondamentale entre les deux arts : « Ma peinture c’est du rock. », affirme-t-il.

Pour lui, La Figuration Libre, « c’est faire le plus possible ce qu’on veut le plus personnellement, le plus librement ». Cette liberté revendiquée, qui peut aller jusqu’à la provocation, s’exprime dans les thèmes d’origine diverse que l’artiste n’hésite pas à mêler dans une même œuvre : références historiques ou mythologiques, images populaires tirées des manuels scolaires ou des livres d’enfance, imagerie arabe et africaine, sujets de société et de la vie quotidienne comme la violence, la souffrance et la joie, la sexualité, la stupidité, etc.
Combas manipule tous ces thèmes à sa convenance, dévergonde ce qui est sage et convenable comme un dessin académique ; libéré de tout complexe, il leur applique un style au graphisme simplifié et saturé de couleurs vives posées en aplats, qui rappelle la bande dessinée, les graffitis des cultures urbaines, l’art brut et les dessins d’enfants ; le résultat formel est toujours d’une grande densité dans le jeu des lignes, des formes et des couleurs.
En 1984, à l’occasion de l’exposition 5/5, Figuration Libre France/USA, qui associe les graffitistes américains aux Français de La Figuration Libre, le critique Otto Hahn parle de leur « puérilisme qui donne le sentiment d’une libération » et de leur « vitalité joyeuse ». Car après la sévérité et le dépouillement des productions françaises des années 1970, issues notamment de l’Art minimal, l’Art conceptuel, l’Arte povera, etc., cette nouvelle forme d’art prônée par Robert Combas renoue délibérément avec la désinvolture, la sensualité et l’humour.  

read more >>

<< close

"Robert Combas, La Musique et touti cointi", Fondation COPRIM, avril-juin 1995, p. 30 (reprod.). read more >>

<< close

read more >>

<< close

Collection particulière. read more >>

<< close